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Guigs
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« le: 26 Octobre 2006 à 22:38:35 » |
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Pilote depuis une dizaine d'années, j'ai été amené à vivre plusieurs incidents de vol que j'ai toujours réussi à analyser, comprendre et ne pas réitérer !
En lançant ce sujet, je ne veux pas proposer des histoires morbides ou des récits d'accidents qui seraient relatés par des personnes autres que celles qui en ont été victimes. Non, je souhaite au contraire lancé un sujet constructif, dans lequel, chaque pilote ayant vécu un jour, un incident de vol ou un accident dans sa propre expérience de pilote, ait la possibilité de l'(les)expliquer, l'(les)analyser et le(les) faire partager afin cela soit pédagogique ou permette au moins d'être constructif pour chacun d'entre nous.
Je veux bien faire le fusible pour ce sujet, mais un autre jour car mon cerveau est en train de surchauffer à cette heure tardive. A ++ pour d'innombrables histoires époustouflantes.
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« Dernière édition: 26 Octobre 2006 à 22:44:20 par Guigs »
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flodenhaut
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« Répondre #1 le: 31 Octobre 2006 à 20:59:49 » |
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Je me lance avec un pb matos qui m'est arrivé au printemp :
15 à Planfait, y'a un gros thermique juste devant le déco. Je fais ma prévole comme d'hab derrière la moquette. J'ai déjà volé le matin, je vérifie l'attache de l'accélérateur qui a tendance à se défaire, pas de noeuds dans les suspentes, je saute dans la sellette et prends ma voile en bouchon pour m'installer sur la moquette. qq prégonflages pour tout mettre en place et je lève face voile. tout est ok, je me retourne assez vite et hop ça monte déja. Sauf que je me retrouve en virage à droite. Je contre à la sellette et met du frein à gauche. J'ai décollé face au vent qui était de travers, j'ai l'aile gauche qui est fortement soulevée par le thermique. Et la horreur! mon frein gauche est bloqué. Le temps que je comprenne ça et que je tente de prendre la suspente au dessus de la poulie j'ai fait un demi tour et je me crash violemment sur le déco. J'ai pas mal tapé sur les fesses. Merci le mousse bag qui m'a sauvé le dos!
Le noeud de la suspente de frein au niveau de la poignée était passé de l'autre coté de la poulie et ne pouvait pas repasser dans l'autre sens. J'ai du le défaire pour remettre les choses en ordre. Je ne sais pas comment c'est arrivé ni quand mais ça a failli me coûter très cher!!
A présent j'ai fait un noeud de cabestan qui n'a aucune chance de passer dans la poulie et je fais bien gaffe que les commandes soient libres avant de gonfler...
Avec cette voile j'avais déjà pas loin de 100 vols. Peut être un peu d'inattention de ma part et un matériel qui a encore des défauts.
Vérifiez bien que le noeud n'ai aucune chance de passer dans la poulie!!
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buibui
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« Répondre #2 le: 25 Novembre 2006 à 23:43:17 » |
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Pour ma part je me suis fait 3 belles frayeurs en stage perf mais aucun incident digne de ce nom.
La première mauvaise experience date de fin juin 2005, au PDD, conditions supers (15km-20/h est) donc forcément beaucoup de monde en l'air.Donc après un bref rappel des règles de priorité par Tino je m'élance du déco Est pour un tour en dynamique. c'était la première fois que je volais avec autant de monde en l'air et au début ca fait drole, je stress pas mal, mais après quelques allers-retours le long de la pente je prends confiance quand soudain, situation innatendue, le relief est a environ 50m sur ma droite, et 2 deltas arrivent en face de moi ma hauteur, 1 pil en face et l'autre légèrement derrière lui en patrouille a 10 mètres sur sa gauche (donc sur ma droite).Je n'ai pas eu le temps de faire grand chose, quand le delta en face de moi a brusquement au dernier moment virer a sa droite. Il devait s'attendre a ce que je dégage a droite comme la règle l'indique, sauf qu'il n'avait pas du voir son copain derrière. Resultat, une belle frayeure, et j'ai eu droit a une belle enguelade à l'attero. Je ne sais pas trop ce qu'on peut faire dans ce genre de situation,car si le delta qui m'arrivait dessus n'avait pas viré a droite avant c'est parcqu'une autre voile devait le géner alors qui est en faute? Apparement personne. Alors la solution est-elle d'avoir un secours a cahque fois quy a trop de monde en dynamique, ou alors filer dar-dar a la recherche d'une pompe loin du relief donc du traffic? Perso, autant c'est un plaisir d'enrouler avec tout le monde un thermique, autant le vol a 50 en dynamique plus pour moi merci!
1 an plus tard, je retourne en PE avec l'école près du lac de Guerry, la brise est largement établit et soutenue. Par précaution, je me met toujours du coté opposé aux barbelés sur la pente pour éviter les mauvaises surprises. Après quelques ptits vols, confiants malgrès le vent impressionant, je remonte et regonfle la phorus; Et la, pas eu le temps de comprendre, me voila soulevé, embarqué,et trainé au sol comme une merde a toute vitesse vers les barbelés; Tino me gueule de me mettre debout a la radio mais rien a faire, je me protège le visage en esperant que la voile ne passera pas au-dessus de la cloture. Coup de bol, elle est arreté par les barbelés, je viens de traverser toute la pente école en brouttant l'herbe. Bilan, quelques trous dans la voile, d'ailleurs je tiens a remercier l'école qui ne m'a rien retenu en échange. J'ai sans doute gonflé avec trop d'assurance, ce qui m'a soulevé du sol et je n'ai pas anticipé le dust, j'étais trop concentré sur ma voile. La leçon de Tino quand meme: quand ta voile est prise dans des barbelés, ne la laisse surtout pas sous tension (logique), relève-toi et rapproche-toi d'elle le plus possible histoire de ne pas tout déchirer.
Et le lendemain matin, me voila toujours avec ma phorus, sur le déco ouest du PDD Les conditions ont l'air pénardes (10-15km/h); c'est mon tour, je m'attache et je me concentre sur mes élévateurs quand je remarque une agitation sur le déco, j'entends juste la monitrice me dire ''tiens tes freins, tiens tes freins!!'' et me voila reparti dans un dust, la voile bien ouverte, j'affalle tant que je peux mais je me fait inéxorablement tirer en avant, pietinant quelques autres voiles au passage, quand un type a le bon réflèxe de se jeter sur ma voile. Ouf! Encore merci! La aussi, j'étais trop concentré sur mes élévateurs, je n'ai pas vu le dust venir; donc toujours tenir ses freins quand on est attaché, observer d'un oeil les buissons, la poussière et surtout s'attacher dans sa sellette au dernier moment, pour pouvoir abandonner son parapente en cas de mauvaise surprise!
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« Dernière édition: 26 Novembre 2006 à 00:05:39 par buibui »
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Camch
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« Répondre #4 le: 13 Novembre 2007 à 18:04:17 » |
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Allez, on va compléter un peu la section...
l'art de se mettre en difficulté : après un vol d'une heure et quart en thermique sympa au PDD (plaf à 2000) j'avais froid et bien envie de remettre les pieds sur terre, et pour descendre plus vite j'ai fais deux trois figures que je croyais maîtriser. trois tours de 360 engagés dont je sors comme une fleur, puis un peu après quelques wings. Erreur. Je ne connaissais pas bien la séquence (j'ai appris depuis!!), résultat je me suis retrouvé au bout de quatres inversions avec une aile droite à la verticale et plus de vitesse, d'où une grosse fermeture de l'aile inférieure et une autorote quasi instantanée.
Sans réfléchir j'ai lâché le secours instantanément car je n'étais pas prêt techniquement à contrer instinctivement à la première seconde et j'étais assez près du sol (200m ?)
Le para s'est ouvert une seconde avant l'impact... j'ai atteri au sommet d'un feuillu tout doux (de 20m de haut) tout près d'une grosse branche, et j'ai pu descendre sans bobo et sans assistance moi et le matos. Bilan, une grosse frayeur, une bonne leçon et un suspentage neuf (car dégainé dans les branches). Le reste intact. ET JE N'AI PAS ENVIE DE REESSAYER.
Mais j'ai très envie de faire des SIV!! Voilà.
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Abitbol
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« Répondre #5 le: 09 Janvier 2008 à 09:05:02 » |
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Bah, allez, je m'y mets. Juillet 2004 : Séjour en Alsace, superbes conditions thermo-dynamique au Markstein. Je connais pas le site et me renseigne pour éviter les pièges, il y en a un ENORME, éviter par vent de travers droit(nord je crois) de rentrer dans la vallée au risque d'être sous le vent. Et moi qu'est ce que je fais, ben..... je décolle tout droit vers le piège, arrivé au dessus de l'unique maison en contrebas du déco, je rentre dans la machine à laver, me fais du -4 avec fermetures asymétriques à tout va. Arrivé à 10m au dessus de la toiture, ça se calme et je décide d'atterir dans le champ à côté, finalement, je me stabilise et repars confiant vers l'atterro officiel non sans une petit appréhension, atterro sans casse mais avec la résolution de suivre plus sérieusement les conseils. Juillet 2005 : Les Arcs, je découvre le site, me renseigne à l'école de Bourg saint Maurice. Il faut faire gaffe au Foen, y'a des signes avant-coureurs, faut être vigilant, ok je retiens. Le lendemain je me lance de la piste de l'Ours à Vallandry qui est décalée de l'Izère tout confiant, y'a deux autres voiles en l'air. Une atmosphère bizzarde plane sur la vallée, l'air est chargé d'une brume très fluide. Je m'engouffre dans la vallée et là, scotché sur place, je comprends rapidement et enfonce l'accéléro, couché dans ma sellette, j'avance à 2km/h, les deux autres voiles sont derrière moi et reculent, moi j'avance et après une lutte acharnée, j'atterris sans casse sur l'immense atterro des illettes. Un gars me dit : "Ben ouais, le foen est rentré". Pas de frayeur pour moi, y'avait de quoi se vacher au cas où. Par contre les deux autres gars ont posé à reculons. Quelques instants après mon atterro, un vent violent souffle, je l'ai échappé belle. Enfin, l'an dernier : Au Saint Sandoux, petite frayeur au déco, le vent est rafaleux. Une accalmie arrive, je monte la voile de face, tout à coup une rafale m'arrache du déco et me fait tourner trop vite et je me retrouve double twisté en virage à gauche vers les arbres avec les freins et les mains bloqués dans les élévateurs. Dans un effort ultime je parviens à me retourner je tire le frein droit in-extremis, mes pieds frôlent les cimes des pins. Ouf, une petite frayeur mais je ne trouve pas la leçon à en retenir... En fait, la plupart du temps, ces incidents sont évitables, suffit d'être à l'écoute des gens et surtout des éléments et pour minimiser les risques, il faut bouffer du gonflage sans modération, ne pas "pêter" plus haut que son cul, et progresser à son rythme.
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Seb
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« Répondre #6 le: 18 Décembre 2009 à 19:09:05 » |
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Salut les potos d'Auvergne, c'est le seb de la réunion. A mon tour de faire part de ma récente expérience. Tout d'abord vous devez savoir que bien que inscrit à des stages SIV, et ayant même fait le déplacement , à chaque fois on a pas pu le faire à cause de la météo. A mon actif quelques Wings, 360 engagés, donc rien de très chaud. Donc je commence, Après plus de 2 ans de vols sous la whisper, je change de voile pour une belle Boomerang sport. Après quelques mois de domptage, je me sens parfaitement à l'aise sous ce bolide. Le 13/12/2009, après un bon vol sur St Leu, je me retrouve bien au dessus du lagon avec + de 700 m de gaz, je me dit qu'il serait bien de profiter de cette altitude pour voir comment réagit cette aile sur quelques mouvements, tangage, wings, et 360, puis 360 engagés. Tangage : nickel Wings : après 3 wings je commence à monter vraiment haut au dessus de cette voile, une énergie de fous, mais ça va. Je fais quelques tours en 360, ça part vite, j'enfonce un peu plus pour être en 360 engagé, ça tourne super vite , ça descend super vite, je commence à remonter la main intérieur doucement pour sortir en dissipant sur quelques tours, mais c'est à ce moment la que ça se complique un peu. J'ai la main complètement en haut, et je suis toujours en 3-6 bien engagé, elle est donc neutre spirale, pas de panique je m'en doutais. Je freine donc un peu coté extérieur pour l'obliger à ressortir, un peu trop certainement, toujours est-il que le résultat escompté est bien la , je ressort, mais sur moins d'un tour, il s'en suit une énorme chandelle à la "Guig's" ( pour les connaisseurs) mais en oblique, donc aussi une abatée de taré oblique elle aussi. Je contrôle, mais ça ferme en masse coté opposé, je réouvre et ça referme sur l'autre coté, ainsi de suite 5 fois. Je vous dit pas comment je suis secoué en dessous..... A ce moment j'ai encore 500 m de gaz, je sens que c'est partie pour durer, et surtout je risque d'avoir de plus en plus grave, je décide donc de décrocher complètement mon aile, pour stopper tout ça. Comme je sais que le décro est quelque chose de très physique et violent (Cours , vidéos et autres sources ...) je me concentre, je décroche au moment opportun, je me gaine et je maintient ce décro jusqu'a ce que je soit bien en dessous, et que tout soit calme ( c'est relatif) la vision d'horreur quand je regarde mon bout de chiffon correspond bien aux vidéos que j'avais vu .... Enfin bon je remonte les mains bien symétriques pour reconstruire ma voile, petit vol en marche à recule, je réouvre, stoppe l'abatée qui suit, et ça revole tranquille. Lors de tout ça , se trouvait juste au dessus de moi un moniteur SIV qui me connait bien et qui sait très bien que je n'avais pas fait de SIV, ni de décro d'ailleurs. Le seul défaut qu'il ma dit est d'avoir maintenu le décro longtemps, mais comme c'était ma première fois , je voulais être sur que soit bien stabiliser avant d'entreprendre la réouverture. Cependant il à été surpris de mon calme et de ma lucidité pendant cet incident, finalement je crois que j'ai bien appris au travers de mes lectures et des vidéos visualisées, et que mon calme m'a permis de le restituer. Voila pour mon expérience. Passez de bonnes fêtes de fin d'année, a + les bobo flyers
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flyingbobo
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« Répondre #7 le: 19 Décembre 2009 à 11:51:36 » |
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 ben voilà seb tu l'as fais ton SIV, et au dessus de l'eau !!! vu ce que tu décris je pense que tu as bien réagi.Le + que t'aurai apporté un stage pilotage chez Waller par exemple, c'est que tu apprends a gérer l'énergie de ton aile en sortie de 3.6 : d'abbord tu fais des abbatées de + en + grandes presque jusqu'a la frontale pour apprendre à temporiser au bon moment puis tu fais des sorties de 3.6 de façon dissipée sur des 3.6 de + en + engagés puis enfin tu sors en chandelle sur des 3.6 de + en + engagés, le tout ammène à une progressivité qui te permet d'apprendre à gérer sereinement ce genre d'incident et surtout de connaitre la puissance de ton aile afin qu'elle ne te surprénne pas. pour que ta voile ne sorte pas brutalement du 3.6, il faut que tu contre à la selette et à la commande côté extérieur pour sortir et tout de suite tu te replace à la selette et un peu de commande côté intérieur presque tout de suite pour dissiper! bon je veux pas faire le moniteur, j'éspère que tout va bien aux colimaçons 800 . j'ai vu que tu avais participé à la "diagonale des fou", cool ! iao
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BON PILOTE UN JOUR ET MAUVAIS PILOTE UN AUTRE JOUR...MAIS PILOTE TOUJOURS !
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airplix
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« Répondre #8 le: 19 Décembre 2009 à 13:48:20 » |
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Yep, je confirme : Un SIV chez Waller c'est rentable, et au plus tôt au mieux. Je l'ai vu apprendre à un gars qui avait 40 vols : 360 engagé avec sortie dissipée, fermeture 50% maintenue, sortie d'autorot'... Affiner son pilotage et apprendre à gérer toutes les situations, pas seulement fermeture, mais aussi grosse abattée, parachutale, décro pour défaire une cravatte, etc... c'est indispensable pour voler serein et prendre du plaisir sous une voile perf' !!
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Franky
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« Répondre #9 le: 19 Décembre 2009 à 23:23:20 » |
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Comme je ne le dirais jamais assez : Décrochage dynamique du matin..... 
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Seb
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« Répondre #10 le: 16 Mai 2010 à 13:47:35 » |
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Salut les bobo flyers C'est encore moi le Seb de la Réunion qui vient faire part d'un nouvel incident ( ça commence à faire beaucoup (2) en peu de temps, faut que je calme le jeu) Alors l'histoire se déroule le 1er mai, jour de la fête du travail, surtout le jour de la compète B. Mon objectif de cette manche: me battre un peu plus, m'affirmer dans les thermiques, bien choisir le moment du déco, aller le plus loin possible mais ça c'est le but de toutes façons. Bon je décolle, les conditions sont petites, il faut se battre pour rester en l'air. A un moment nous sommes les 30 compétiteurs de la manche dans le même thermique anémique, mais large. La je me concentre pour rester en l'air, les autres sont déjà parti vers le start puis B1, moi je suis toujours dans un thermique anémique, il faut que j'assure un plaf avant ma transition vers B1. Enfin je file vers B1, je refais le plaf juste après et je vais vers B2 qui est à 34 km !!! Je repasse au dessus du déco , lorsque je fais un tour d'horizon, je suis seul, quelques voiles en direction de B2 mais plus grand monde, la je me dis que les autres sont déjà loin. Je rejoins le groupe devant moi, nous devons être les derniers, les autres ont déjà du basculer derrière Le Plate, et on ne les voit déjà plus. J'enroule un thermique matérialisé par les concurrents, c'est maintenant que ça se corse. Alors que j'enroule dans un thermique faiblard, comme depuis le début de cette manche, à un moment je dois ressortir du thermique, (je suis déjà en taux de chut mini )donc je me prends la dégueulante, en virage, puis je re-rentre dans le thermique, ça cabre fort et comme j'étais déjà freiné, ben, il arrive ce qui peut arriver, la voile décroche, enfin en parachutale en fait, mais avec l'inertie du virage, je me retrouve penché d'un côté et en plus je me fais twisté un bon tour, la tout va très vite, la voile est en parachutale, mes commandes bloquées par le twiste, je suis penché d'un côté, dons ça descend vite en tournant. ( en gros un peu comme abitpasdebol dans la vidéo du SIV) 1- je me redresse pour stopper la rotation, ça c'est fait 2- Je tente de dé-twister, sans quitter le sol des yeux, ça va j'ai encore de la hauteur sol et le secours est prêt à faire feu. 3- Je réussi à dé-twister, pendant ce temps j'entends en radio les concurrents au dessus qui alerte qu'un vrac vient de se produire, ils me conseillent de faire secours. 4- Maintenant que ce p....n de twist de m...e est réglé je ré-ouvre la voile, un fois cela fait je prends tranquillement le micro pour prévenir que c'est bon, ça va. 5- Bon encore une légère petite cravate à défaire, c'est OK, et la incroyable je reprends un thermique, du coup j'enroule, un rideau de pluie m'oblige a le quitter, je pars pour une transition, et c'est à ce moment la que les genoux commence à jouer des castagnettes, et je réalise tout ce qui vient de se passer. Bon je reprends un autre thermique, puis un autre rideau de pluie me contraint à changer ma route, plus rien , je dois me poser. Les autres pilotes lors de l'incident ont été bluffés que après avoir ré-ouvert ( eux m'ont dit qu'ils se serraient certainement posés) j'ai enroulé un thermique. Je pense que l'avoir fait enlève certainement une barrière psychologique qu'il aurait été dur de franchir après. Bon finalement je me retrouve 8eme sur 30 car en fait les autres que je ne voyais plus en l'air étaient posé depuis longtemps. Le premier fait 22km sur 41km. Je suis donc assez content de ma manche, et de ma gestion de l'incident, ou je m'aperçois que dans ces moments la je reste d'un calme assez surprenant, lucide. Si vous voulez voir la trace ainsi que les caractéristiques du vol le lien est en dessous. L'incident se produit à 9h52. Voila pour ce nouveau récit, j'espère ne pas en écrire de nouveau avant longtemps. A bientôt les bobos volez bien en Auvergne. Sebhttp://www.victorb.fr/visugps/visugps.html?track=http://www.victorb.fr/visuigc/16052010_142016_2010-05-01-XGD-999-02.igc
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« Dernière édition: 16 Mai 2010 à 14:37:54 par Seb »
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flyingbobo
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« Répondre #11 le: 16 Mai 2010 à 17:46:58 » |
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hé bé le seb sympa les news de la Réunion, compète en B n'empèche pas de vraKé, en tous cas t'as pas finit aux kéké  la biZ
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BON PILOTE UN JOUR ET MAUVAIS PILOTE UN AUTRE JOUR...MAIS PILOTE TOUJOURS !
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wawa63
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« Répondre #12 le: 12 Juillet 2011 à 15:23:03 » |
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Bon, c'est jamais très agréable de confesser ses échecs mais Guig's a raison, ça a des vertus pédagogiques et probablement aussi curatives... Alors en voici deux qui me sont arrivés cette année. Aucune blessure, ni pour l'un ni pour l'autre, pourtant les deux auraient pu très mal finir. Le premier s'est déroulé lors de la dernière semaine d'Avril pendant un stage avec Flying-Puy-de-Dôme. Dernier jour du stage, dernier vol, après une semaine avec des conditions de vol souvent défavorables on se retrouve au Banchet (E 5°43'54" N 45°34'0") sur une magnifique falaise orientée ouest avec vent à 25km/h pleine face ! Le pied ! Cependant, on est 6 élèves à devoir décoller et ya de méchants cums sur Aiguebelette juste derrière nous du coup hurry up ! Et comme je passe en premier, j'y vais franco, visite prévol minimaliste, je m'emmêle un peu dans mes drisses de frein, je crois démêler, j'y vais. La voile se lève bien, je stabilise tranquillou, je me retourne et je fonce et c'est à ce moment-là que je m'aperçois qu'effectivement j'ai bien tricoté avec la drisse de frein droite. Tant que j'étais face à la voile tout avait l'air clean parce que les élévateurs étaient croisés mais au moment où je me retourne je m'aperçois que la drisse de frein droite fait le tour de l'élévateur gauche ce qui fait que bras haut elle est freinée de 40cm... Le déco était petit, puis falaise de 150m... Je me retrouve au dessus du vide avant d'avoir eu le temps de dire ouf en train de faire un joli demi-tour par la droite pour revenir pile poil sur la falaise. Réflexe, je me penche à gauche en freinant légèrement de ce côté et je lâche le frein droit qui revient immédiatement de lui-même en position haute. Au final, rien de méchant, juste une belle peur et une grosse colère contre moi-même. Ca m'arrivera PLUS, je me le promets à moi-même... Deuxième incident de vol, hier au Pic. J'arrive à Ceyssat vers 15h, je me tape la montée et je fais un chouette vol d'une demi-heure dans de petites conditions thermiques. Yavait moyen de faire mieux mais je suis content. Je retourne à Ceyssat où on avait RV pour se faire un petit vol du soir entre potes. Au final, les potes sont pas là. J'hésite, la première montée a été rude, mais comme j'ai pas trop le temps de voler ces derniers temps, je remonte une deuxième fois. La deuxième montée fait mal, très mal... Arrivé au sommet, ça a l'air d'être du Nord. Arrivé au Nord, je suis crevé et je m'aperçois que c'est de l'Est, une belle restite bien puissante. Je m'en fous, je décolle du Nord (faut être con, hein ?)... D'entrée ça se passe pas très bien, j'arrive pas à stabiliser la voile, je me fais entraîner. Je me dis qu'il faut aller à l'Est, mais grosse grosse flemme... Je retente le coup au Nord. La voile monte, belle, se stabilise bien, puis d'un seul coup le vent forcit un peu, pas grand chose et ça reste très laminaire, mais suffisamment pour m'entraîner vers l'Ouest, gentiment, lentement, mais sûrement. Et à l'Ouest du déco Nord, ya une méchante combe... De sorte que quand je me retourne, je perds l'équilibre et je me fais arracher. Là encore, après avoir accumulé les GROSSES erreurs, j'ai quand même les bons réflexes, frein à gauche, je me jette et je réussis finalement à m'envoler au dessus de la combe sans encombre. J'avais bien transpiré pendant la montée et j'étais tout déshydraté, sans quoi je crois que je me serais pissé dessus... C'est là où le parapente pour moi confine au voyage intérieur. J'ai toujours été très impatient, beaucoup trop, ça m'a pas rendu que des services... Mais en parapente, me débarrasser définitivement de ce travers va devenir une question de vie ou de mort. Conclusion : 1) faut absolument que je ma place SYSTEMATIQUEMENT dans les conditions de sécurité optimales (dire que j'ai décollé au Nord pour éviter de faire les 50 derniers mètres de marche à pied...) ; 2) ne jamais négliger la visite prévol, tout le monde sait ça... 3) même si le temps semble manquer, toujours me forcer à rester 15 minutes en observation sur le déco avant de sortir la voile... 4) arrêter d'être con  Je sais pas si vous voyez quelques autres conseils à rajouter sur la liste...
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« Dernière édition: 12 Juillet 2011 à 20:12:58 par wawa63 »
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wawa63
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« Répondre #13 le: 12 Juillet 2011 à 17:43:18 » |
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Et un dernier : 5) Ne JAMAIS décoller dans un venturi... (merci Yves)
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« Dernière édition: 12 Juillet 2011 à 20:47:40 par wawa63 »
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airplix
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« Répondre #14 le: 12 Juillet 2011 à 20:45:54 » |
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Allez, à mon tour ! Vous allez avoir droit à l'histoire du miraculé qui s'est volatilisé... (voir http://www.clermont.maville.com/actu/actudet_-Puy-de-Dome-le-pilote-du-parapente-s-etait-volatilise_loc-1757104_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_clermont&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS) J'ai volé trois saisons avec la Magic FR3 (voile compet) et commence à bien la connaitre, une voile très allongée (  mais très solide (beaucoup moins de fermetures qu'avec mes anciennes voiles 2/3 - D) et plutôt stable sur tous les axes (une fermeture asymétrique est un non évènement et un décro se gère comme sur une voile homologuée). Avec bien sûr plus de finesse et de vitesse qu'une voile homologuée de 2007. Achetée 900 Euros en 2007 avec 1/2 saison d'UV au compteur. Que du bonheur ! Ah oui, sauf bien sûr en cas de frontale... Là, c'est une autre histoire : la voile part derrière, heu non, disparait derrière, et quand ça regonfle, il y a environ une chance sur deux qu'un ou deux (gros) bout de voile soit devant et se coince dans le cône de suspentage (cravate). Bref, l'incident de vol plutôt bénin sur une voile normale devient le problème le plus sérieux sur celle-là. Heureusement, ça n'arrive pas souvent : environ une fois par saison. Jusqu'à présent assez haut pour pouvoir se débarrasser de la cravate en décrochant (et une fois posé sans mal avec 1/4 de voile cravatée). Jusqu'à ce 7 avril. Je reviens d'une balade sur la chaine des Puys. Le vent est nord, je fais un dernier passage sur le côté O du Puy de Dôme, ce n'est pas turbulent, à hauteur du col je fais un dernier virage pour rentrer sur l'atterro et boum, frontale. Probablement un cisaillement entre le nord et un peu d'est qui vient du col. Je ne suis qu'à 100m sol et la voile est derrière moi. Bras haut, j'attends de basculer dessous. Ca regonfle, abattée et ça tourne à gauche, assez fort. Je contre à la sellette et un peu au frein. Decro dynamique. Je regarde derrière, 1/3 cravaté à gauche, bien coincé, le decro (involontaire) ne fait rien bouger. Trop bas et trop occupé pour penser au secours. Je laisse voler, ça part en abattée oblique à gauche, je ne contre pas à la commande pour ne pas redécrocher. Même léger (Lightness), le cocon a de l'inertie et la mise en virage brutale m'envoit en twist. Réflexe nouvellement acquis en parachutisme : j'agrippe les élévateurs avant de twister, ouf... (cravaté / twisté à cette altitude, ça aurait été vraiment préoccupant !) Contre massif à la sellette, un poil de commande à droite : retour au "vol" droit. Un bon tiers cravaté, finesse 3, 20m des arbres, je n'ai que le temps de choisir le feuillu le plus gros devant mes pieds et bam, branché. Suspendu près du tronc, je peux descendre par mes propres moyens. Conclusions : - une voile compet, c'est de la balle ! Mais sur une frontale à basse altitude, c'est la merde. Un poil de malchance (le twist qui se fait, falaise de St Hil au lieu de la forêt) et j'étais, au mieux, blessé. Trop vieux pour continuer à jouer à ça, même une fois par saison. - avoir un minimum de maîtrise des incidents de vol peut faire la différence entre un incident et un accident, quelle que soit la voile. Vive le SIV ! - Sur un incident vraiment bas, le secours n'est pas forcément la meilleure solution. Comment être sûr qu'il aura le temps de s'ouvrir ? Si vous pensez pouvoir sortir du plus gros problème, celui qui génère le plus de vitesse et de dégat potentiel (autorot ou décro), tentez. Lâcher les commandes pour aller chercher le secours peut être un pari plus risqué dans ces conditions. - Sigma 8 commandée, FR3 remisée. - Les arbres sont nos amis !! Bons vols !
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Journalisée
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